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Produits et prestations

Mobilier

PROBLÉMATIQUE

Le marché du mobilier de bureau est passé de pièces massives, peu modulables et composées d’un voire deux matériaux (principalement du bois et du métal), à des articles moins volumineux, privilégiant l’ergonomie et l’adaptabilité, et souvent composés de multiples matériaux. En parallèle, on assiste à une concentration croissante d’entreprises donnant naissance à quelques géants du secteur (donc à un marché plus standardisé).

PRODUCTION: MATÉRIAUX ET SUBSTANCES

La diversité des matériaux composant les pièces de mobilier entraîne des impacts environnementaux très variables. Un bureau peut être fait de bois massif, d’aluminium ou d’acier, de plastique dur, de verre, de panneaux de particules protégés par divers revêtements, etc.

Certains revêtements (vernis, laques, mais aussi textiles ou cuirs) et éléments de rembourrage (sièges et dossiers de chaises) peuvent porter préjudice à la santé et à l’environnement. Des substances toxiques contenues dans ces revêtements et éléments de bourrage peuvent en effet se disperser pendant plusieurs années dans l’air ambiant. C’est notamment le cas du formaldéhyde, qu’on retrouve fréquemment dans les bois agglomérés ou les rembourrages, ou de certaines colles ayant servi à l’assemblage des éléments. Le revêtement du mobilier par l’utilisation de couches hermétiques constitue l’une des réponses à cette problématique.

La comparaison globale entre les différents matériaux devrait inciter à préférer le bois massif au métal et au plastique, afin de réduire l’empreinte écologique du mobilier (voir la page Bois).

IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX AU STADE DE L’UTILISATION

Certaines pièces de mobilier peuvent présenter une durée de vie importante. Il est donc recommandé de les choisir avec la plus grande attention, en prenant notamment en compte les critères suivants:

Les aspects ergonomiques tiennent aussi une place prépondérante. Ils permettent de limiter ou d’éviter des problèmes de santé ou des blessures pour les utilisateurs. Les recommandations de la SUVA ou du SECO peuvent servir de référence en ce domaine.

ÉLIMINATION

On observe aujourd’hui une accélération du rythme de renouvellement du mobilier (effet de mode, augmentation des restructurations d’entreprises, développement des produits, etc.). Cette tendance entraîne un accroissement des transports et surtout des volumes mis au rebut. Il existe des bourses pour le mobilier, mais elles ne sont pas encore très efficaces. Certaines sociétés ont toutefois développé un commerce de seconde main et offrent des possibilités intéressantes en matière de remise en état du mobilier usagé.

Le recyclage des matériaux peut s’avérer difficile en fin de vie si les pièces constituant le mobilier ne sont pas facilement séparables les unes des autres, ou s’il n’y a pas de filière de recyclage performante.